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“Au-delà de la technique, il est primordial de faire comprendre la philosophie du jeu : son côté très professionnel et réaliste”

Aujourd’hui Philippe Guillaumet, professeur à Sciences Po Aix et responsable de projets stratégiques pour l’autorité portuaire de Marseille-Fos, nous explique son rôle de coach dans la 4ème édition du BWS.

 

Pouvez-vous vous présenter rapidement et présenter votre métier ?

Je m’appelle Philippe Guillaumet. Au niveau de mon parcours universitaire, j’ai un doctorat en sciences économiques. Depuis 2004, je travaille pour l’autorité portuaire du port de Marseille-Fos. J’ai eu différentes fonctions : analyste d’investissements, marketing, statistiques, responsable projets stratégiques et depuis quelques années maintenant, spécialiste des affaires européennes et des relations internationales.

 

Comment avez- vous été amené à endosser le rôle de coach pour le BWS ?

J’y ai été amené sur proposition, bien sûr. J’ai un cours qui porte sur le “Lobbying et techniques de lobbying” depuis quelques années à Sciences Po Aix et donc je pense que c’est tout naturellement que Philippe Aldrin a pensé que je pouvais accompagner humblement mais utilement les étudiants dans ce jeu.

 

Est-ce que vous pouvez présenter rapidement le contenu et la forme des séances de coaching que vous proposez ?

La première des choses est de faire prendre conscience aux étudiants dont je suis le coach, du jeu, des enjeux et des défis du jeu, de leur faire endosser le rôle qu’on leur a attribué. C’est déjà une bonne partie de ce coaching. Au-delà de la technique, c’est primordial de faire comprendre la philosophie du jeu et son côté très professionnel et réaliste. Pour réussir, il faut justement avoir ce côté très professionnalisant dans l’approche. C’est une grande partie du message donné dans mon coaching.

Il y a une séance par semaine qui se déroule autour d’une thématique. La première était la note préparatoire, la deuxième était « légitimité et principaux messages », la troisième portait sur la stratégie de planification des actions. Sur présentation de travaux faits par des étudiants, ou directement, j’explique ce que l’on peut attendre de nos étudiants sur ces différentes questions. Je ne coache que les stakeholders, donc les questions principales que je pose sont : qu’est-ce qu’on peut attendre d’eux et comment peuvent-ils mettre en place une méthode de travail qui leur permettra d’être efficaces dans le jeu ? Donc il y a une partie où je parle et après des questions réponses, voilà comment cela se passe.

 

Selon vous, qu’est-ce que le BWS peut apporter pour les étudiants de Sciences Po et de toutes les écoles partenaires ?

Alors, outre le plaisir de se côtoyer, il y a évidemment une grande réalité. Le jeu est très proche de ce qu’il se passe en vrai et plus les étudiants jouent le jeu, plus il est proche de la réalité. Cela permet aux étudiants qui iront travailler dans quelques mois d’avoir une vraie introduction à ce que sont les affaires européennes. Connaître le jeu d’acteur, les processus de décision, les aller-retours, les personnes importantes, c’est un vrai plus.

 

Est-ce que vous avez un conseil à donner aux étudiants pour réaliser au mieux ce jeu ?

Mon conseil essentiel : jouer le rôle qu’on vous a attribué, jouez-le et endossez vraiment la personnalité, la culture si c’est un pays, les intérêts si c’est une entreprise… Vraiment d’incarner le rôle. Oubliez le : « qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour avoir une bonne note ».

A partir du moment où vous êtes impliqués dans le jeu, même si vous faites des erreurs, vous aurez une bonne note, donc ce n’est pas le problème. Il faut se demander non pas ce qu’attend le professeur mais qu’est-ce qu’attendent ceux que je représente ? Sortir du cadre scolaire.

 

Propos recueillis par Camille Mattei

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